Records numériques pour l'Agrion bleuissant

De Groupe Sympetrum
Aller à : navigation, rechercher
Ardeche.png
> Groupe Sympetrum > Rhône-Alpes > Ardèche - Communiqués

Communiqué du 26 juin 2018 par Alain Ladet et Corinne Bauvet


Vendredi dernier (le 20 juin), nous avons prospecté les gorges du Granzon, en limite des communes de Banne et des Vans, dans le cadre du projet d’extension de la Réserve naturelle régionale des Gras de Naves. Plusieurs espèces patrimoniales ont été observées dans ce secteur dans la deuxième moitié des années 1990 : Macromia splendens, Oxygastra curtisii et Coenagrion caerulescens.

Nous avons vu deux mâles de Macromia isolés (sans trouver d’exuvie). Pour Oxygastra, nous avons vu quelques imagos et découvert une quinzaine d’exuvies réparties en plusieurs secteurs. L’année est peu favorable aux récoltes d’exuvies, compte tenu des pluies importantes du mois de mai (près de 300 mm en sud-Ardèche).

Sur un des premiers tronçons ouverts prospectés, nous avons vu un mâle de Coenagrion caerulescens, puis une centaine de mètres plus loin, au niveau d’un plan d’eau calme riche en Characées, nous avons eu l’excellente surprise de voir une population exceptionnelle de cette même espèce :
- environ 75 imagos (40 mâles et 35 femelles, dont de nombreux tandems en ponte). C’est beaucoup plus que les effectifs les plus importants signalés jusqu’ici en Rhône-Alpes (40 imagos sur le ruisseau de Louyre le 14 juillet 2004 - source Atlas régional sous presse). Plus loin, sur un autre plan d’eau calme riche en Characées, encore 14 individus (10 mâles et 4 femelles) soit un total minimal de 90 imagos car nous n’avions pas le temps de prospecter de manière détaillée l’ensemble du linéaire.

Dans le passé, les observations sur ce ruisseau concernaient au maximum 2 imagos. Et les divers ouvrages donne un pic en juillet pour cette espèce (et c’est plutôt en retard cette année).

Du coup, le lendemain (samedi 21 juin 2008), nous sommes allés faire le point sur le ruisseau de Louyre. Le recensement sur le linéaire le plus favorable donne :
- un total de 90 imagos (67 mâles, 20 femelles, 3 immatures frais), nouveau record pour le site. Les milieux fréquentés sont très différents, suite à l’absence quasi-totale des herbiers de Characées. Les caerulescens se tiennent dans des touffes de plantes herbacées (Juncus, Carex...) et sont très discrets.

Nous essaierons de repasser sur ces deux secteurs vers mi-juillet, pour savoir quand est vraiment le pic !